En mars, on fête les femmes!

Entre la Journée de la Femme le 8 et la Journée de l’Egalité Salariale organisée cette année le 27, vous aurez certainement l’occasion d’en savoir plus sur les discriminations faites aux femmes dans le monde du travail.
Oui, des discriminations. Aujourd’hui. En Belgique. Peut-être même dans votre entreprise. Certes, vous ne le remarquerez sans doute pas au premier coup d’œil. Regardez-y de plus près. La parité femmes-hommes est-elle respectée à tous les niveaux de l’entreprise, y compris dans les fonctions dirigeantes ? Qui travaille le plus à temps partiel, et rarement par choix : hommes ou femmes ? Ont-elles autant de possibilités de formation que leurs collègues masculins ? Ces petites disparités du quotidien, mises bout à bout, nuisent directement au pouvoir d’achat des femmes et à leurs perspectives de carrière. Mais il ne faut pas oublier que du salaire d’aujourd’hui dépendent aussi ce que l’on appelle les « droits dérivés » : allocations de chômage, pensions… A ce niveau là aussi, les femmes sont souvent pénalisées.
Il y a quelques années encore, le couple marié où seul le mari travaillait et assurait revenu et protection sociale du ménage était le modèle. Est-il logique, alors que ce modèle a évolué (moins de couple mariés et plus de famille mono parentales) et que de plus en plus de femmes travaillent, que ces dernières se retrouvent avec des droits rabotés parce qu’elles ont des carrières incomplètes ou à temps partiels ?
Sur le plan fiscal, le modèle a évolué vers l’individualisation des droits. Individualiser les droits, c’est octroyer à chaque personne des droits, en fonction des périodes de travail salarié ou des périodes assimilées à du travail salarié, sans référence à sa situation familiale.
Par contre, en matière de sécurité sociale, la logique de sécurité d’existence basée sur le concept de ménage continue trop souvent à être la règle. Même si les dernières années, les différences ont été partiellement gommées, notamment en matière de chômage ou d’assurance maladie. Ainsi le statut de cohabitant chômage existe toujours, bien qu’en pratique les différences entre cohabitants, isolés et chefs de famille s’estompent petit à petit. C’est certes un premier pas, mais il reste insuffisant !
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