SETCa > News > En bref : Maison de repos - Editions l'Avenir

29/10/2018 11:36 Imprimer

Maisons de repos | Secteur Non marchand Bruxelles : Malgré l’accord du non marchand signé en septembre par les gouvernements de la Région bruxelloise et de la COCOM, ainsi que par les partenaires sociaux, FEMARBEL (l’organisation qui fédère les maisons de repos et de soins commerciales) refusait jusqu’à présent de l’appliquer et d’accorder une amélioration des conditions de travail de ses employés. Celle-ci représente 60% des résidences bruxelloises et compte parmi ses membres des poids lourds du secteur tels que ORPEA, ARMONEA, etc. Les enjeux sont lourds de sens pour les travailleurs concernés : un troisième jour de congé extralégal avec embauche compensatoire, un meilleur remboursement des frais de transport, les premiers jalons d’une grande réforme des fonctions dans le secteur, et une amélioration (légère) de leur pouvoir d’achat. L’attitude de FERMABEL est d’autant plus incompréhensible que l’intégralité des mesures prévues dans l’accord sont financées à 100% par les pouvoirs publics et ne coutent donc rien aux employeurs !

Concrètement, ce sont donc des travailleurs parmi les plus exposés à la pénibilité du travail qui paient l’avidité de grands groupes privés pour lesquels un financement public intégral n’est plus suffisant. Ces travailleurs sont en nombre limité, souvent en-dessous de la norme ou tout juste à cette norme qui ne suffit pas à tenir une Maison de repos et de soin, ni de rendre les services prévus aux bénéficiaires. Suite au blocage des discussions, les organisations syndicales ont directement réagi en déposant  un préavis d’actions et de grève pour le secteur et en mettant en place un plan d’actions. Un rassemblement s’est tenu ce 25/10 devant le siège de la fédération patronale. En marge de cette action, les discussions ont repris. A l’heure où nous écrivons ces lignes, un accord de principe serait sur la table entre les représentants des travailleurs et Fermabel. Les discussions doivent encore se concrétiser sur toute une série de points, notamment en ce qui concerne l’octroi d’un jour de congé supplémentaire. Les organisations syndicales ont suspendu temporairement leur plan d’action (jusqu’au 13/11). Elles espèrent d’ici là parvenir à un accord ferme et définitif.

Editions l’Avenir | Services | Namur : Ce 23/10, le groupe a annoncé son intention de supprimer 60 équivalents temps plein (sur un total de 280 travailleurs). Les emplois menacés concerneraient la rédaction et les services commerciaux et administratifs. La direction invoque une baisse généralisée des ventes des titres de presse pour justifier cette nouvelle décision de licenciement collectif. Rappelons que les travailleurs ont déjà subi deux restructurations en 2007 (avec la perte de 25 emplois) et en 2012 (au sein du service prépresse, où 9 personnes avaient été licenciées). C’est un nouveau coup très dur pour le personnel. La procédure Renault va à présent suivre son cours. Le SETCa reste extrêmement vigilant et mettra tout en œuvre pour préserver les intérêts des travailleurs et limiter l’impact social. Parallèlement à cette annonce, la direction a également annoncé un changement de format du journal produit par le groupe de presse mais également de lieu de production puisque celui-ci devrait dorénavant être imprimé par le groupe Rossel. De nombreuses inquiétudes et zones d’ombre se dessinent quant à l’avenir et à la stratégie commerciale du groupe. Les travailleurs et les responsables syndicaux réclament de la clarté et un plan d’avenir cohérent.

 

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