En avant pour un nouvel accord social !
Ce 2 février, nous avons démontré que les aspirations des travailleurs du secteur non-marchand dépassent toutes les frontières linguistiques, politiques ou géographiques. 300.000 travailleurs concernés, une seule et même voix. Ces « gens qui soignent les gens » réclament une adaptation de leurs conditions de travail et de leur rémunération. Cette exigence est clairement reprise à travers nos cahiers de revendications. Même s’il existe de petites nuances entre celui du fédéral, le régional et le communautaire, les fondements en sont sensiblement les mêmes.
Deux maîtres-mots au niveau fédéral : pouvoir d’achat et emploi
La classification de fonction utilisée jusqu’à présent était obsolète. Un important travail de modernisation a donc été effectué et est en phase de finalisation. Via cette nouvelle description des métiers, nous revendiquons une amélioration des barèmes pour tous, une revalorisation en début de carrière, une progression constante de la rémunération et une reconnaissance de l’ancienneté. A cela s’ajoute la mise en place d’un treizième mois et d’un revenu de pension plus sécurisant.
Vous le savez, les métiers liés au secteur de la santé sont souvent pénibles et les conditions de travail sont difficiles. Pour pallier à cela, il faut plus de moyens, plus d’emplois sur le terrain, plus de normes et plus de stabilité dans les statuts et les contrats. Le deuxième axe essentiel de ces revendications reste donc l’emploi.
La pression du travail et la flexibilité imposée permettent difficilement de concilier vie familiale et vie professionnelle. Diminution du temps de carrière, amélioration des règles en matière de congés, crédit temps font donc partie de l’attente des travailleurs. La formation et l’accompagnement des salariés, déterminants dans l’évolution de carrière, doivent aussi constituer des priorités pour demain.
Le vieillissement important de la population comme le besoin des parents d’avoir à disposition des structures d’accueil pour leurs enfants mettent en évidence des besoins sociaux toujours croissants. Des investisseurs, de plus en plus pro actifs, ont bien compris les bénéfices qu’ils pouvaient tirer de leur positionnement dans les structures sociales. Pour nous, il est clair que les moyens publics (d’autant plus qu’ils sont rares) doivent être exclusivement consacrés à l’objet social. Il faut donc faire en sorte d’éliminer toute forme de commercialisation à ce niveau. Il appartient à la sphère politique de lever toute ambiguïté à ce sujet et nous l’appelons à le faire !