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17/10/2014 01:51 Imprimer

Pourquoi il faut agir maintenant

 

Le front commun syndical a élaboré un plan d’action clair : une manifestation massive le 6 novembre à Bruxelles, suivie de grèves tournantes au niveau provincial les 24/11, 1/12 et 8/12. Et en point d’orgue : une grève nationale le 15 décembre. De nouvelles actions à partir de janvier 2015 ne sont pas exclues si le gouvernement Michel Ier ne veut pas entendre les plaintes légitimes des travailleurs.

 

Ce gouvernement sert les intérêts des employeurs et des riches et va à l’encontre de ceux des travailleurs et des allocataires sociaux. La liste est longue : un saut d’index, un blocage des salaires, une carrière plus longue pour une pension moindre (et par conséquent, moins d’emplois pour les jeunes), plus de flexibilité tandis que le crédit-temps est progressivement supprimé, vision des chômeurs comme étant coupables de leur propre situation qui doivent le payer et réduction des moyens pour les soins de santé. Entre-temps, les riches qui tirent des bénéfices de leur patrimoine restent épargnés. Bref : ce gouvernement n’aura d’autre effet que d’accentuer les inégalités.

Il y a cependant une alternative.

Une alternative à laquelle se rallient aussi de nombreux économistes et institutions internationales. Il faut plus d’investissements, de la part des pouvoirs publics également. Cela signifie donc injecter plus de moyens publics dans une économie durable. Épargner sur le pouvoir d’achat de la population est aussi une erreur. Au contraire, le pouvoir d’achat de la population doit augmenter afin de relancer le moteur économique. La politique gouvernementale prévoit exactement le contraire. On prévoit de plumer Monsieur Tout-le-monde.

Les moyens nécessaires peuvent et doivent être cherchés auprès des riches et des grosses fortunes. C’est de cette manière que des emplois seront créés. Les restructurations auxquelles nous sommes confrontés dans de nombreuses entreprises de la distribution (Delhaize, Cora, Makro, etc.) sont un exemple des conséquences d’un moindre pouvoir d’achat de la population.

L’accord de gouvernement est très détaillé lorsqu’il s’agit de mesures touchant les travailleurs et les allocataires sociaux. En tant que syndicat, nous n’avons pas le choix : nous devons réagir contre ceci par le biais des moyens d’actions qui sont les nôtres. La soi-disant « main tendue » du gouvernement aux syndicats est hypocrite. Une concertation sérieuse est impossible si tout est déjà décidé.

Nous devrons dès lors forcer le gouvernement à revoir sa copie. Pour nous, la concertation sera possible lorsque le gouvernement y sera disposé. Nous visons entre autres des points essentiels de l’accord de gouvernement tels que le saut d’index et le blocage des salaires, ou encore les mesures concernant la fin de carrière (RCC-pensions-emplois de fin de carrière). Nous ne nous faisons toutefois pas trop d’illusions. Avec un gouvernement composé uniquement de partis favorables à une politique de droite, nous devrons mener une lutte à plus long terme.

 

Mais en tant que syndicat, nous n’avons pas le choix : celui qui se bat peut gagner, celui qui ne se bat pas a déjà perdu.

 

Ensemble, on est plus forts !

 

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