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24/11/2015 20:23 Imprimer

Dessiner l’avenir en « vert » !


Du 30 novembre au 11 décembre, un sommet réunira les dirigeants de la planète autour du réchauffement climatique. Ce sommet entend prendre des dispositions permettant de limiter l’augmentation de la température à 2 degrés. Il faut dès lors vraiment passer à la vitesse supérieure.


Sommet sur le climat à Paris

Le réchauffement climatique, conséquence de l’émission de gaz à effet de serre, est dès à présent une sérieuse réalité. Aujourd’hui, notre pays connaît déjà des températures en moyenne de 1 °C supérieures à ce qu’elles étaient il y a 100 ans. Le 1er novembre, il faisait 20,8 °C chez nous. Agréable pour s’asseoir en terrasse, mais la nature perd les pédales. Cette situation a entre autres des conséquences sur les maladies, le nombre d’inondations, voire sur les ressources vivantes, y compris dans nos contrées.


Ailleurs dans le monde, les conséquences se font déjà ressentir bien plus nettement. La sécheresse entraîne de moins bonnes récoltes et les glaciers ne libèrent plus suffisamment d’eaux de fonte pour approvisionner les rivières en eau durant l’été. Les conséquences sur le quotidien des gens de ces régions sont concrètes et entraînent une instabilité politique (supplémentaire). Il faut agir.


Les autorités n’assument pas leurs responsabilités

Des fuites ont révélé récemment qu’en 1977 Exxon, le géant pétrolier américain, avait déjà connaissance des effets négatifs de la combustion des carburants fossiles sur le climat. Sa réaction : mettre au point une stratégie visant à semer autant que possible le doute sur ce fait scientifique. Le premier accord climatique (semi-)contraignant s’est donc fait attendre pendant 20 ans. À Paris, l’objectif est à présent de parvenir à un nouvel accord limitant le réchauffement à 2 °C. Les dirigeants mondiaux doivent prendre leurs responsabilités.

Notre pays n’est malheureusement pas un exemple à suivre en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Au moment d’écrire ces lignes, les ministres compétents ne semblent pas parvenir à prendre des dispositions contraignantes sur la réduction des émissions des gaz à effet de serre dans notre petit pays de 11 millions d’habitants. En outre, d’importantes restrictions sont intervenues ces dernières années au détriment des mesures vertes ou leurs coûts ont été répartis inéquitablement.

Écologie, économie et justice

Investir dans une économie verte et durable peut toutefois s’avérer positif. Cela crée de l’emploi (local) et réduit la dépendance au pétrole d’importation. Ces dernières années, presque toutes les mesures de soutien « vertes » aux ménages ont toutefois été progressivement supprimées. En revanche, ces mêmes ménages ont bien vu augmenter leurs charges. Les entreprises, elles, sont épargnées. Une occasion manquée donc par les pouvoirs publics pour réaliser un investissement positif, mobilisateur, impliquant chacun.

 

Sur le lieu de travail

En tant que syndicat, nous nous devons de saisir les occasions que les pouvoirs publics laissent passer. Le mieux est encore souvent de mettre en œuvre des exemples très concrets au travail. La réduction des déchets d’entreprise en est un petit, mais il peut également s’agir de déplacements durables sur le chemin du travail. Des thèmes que les représentants des travailleurs dans les entreprises ne peuvent certainement pas négliger. Ils garantissent en effet un lien entre écologie et solidarité, y compris pour les travailleurs.

Si les attentats de Paris n’en avaient pas décidé autrement, le SETCa aurait pris part à la manifestation pour le climat du 29 novembre, car nous connaissons la force de la protestation démocratique.

Le SETCa veut, avec ses militants, donner forme à un avenir solidaire et durable et il poursuivra cet objectif malgré tout. Ce n’est pas un hasard si notre slogan pour les élections est « Ensemble, dessinons l’avenir ».

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