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23/02/2010 17:31 Imprimer

DE LA CLARTE!

 

La manifestation du 29 janvier a rencontré un immense succès. En quelques jours, les syndicats ont mobilisé 35.000 manifestants en rue. Et ce, sous l’impulsion de la FGTB : ce qui s’est traduit clairement à travers la palette de couleurs dans les rues de Bruxelles. Le gouvernement a ensuite demandé directement aux syndicats et aux employeurs d’établir un calendrier avec des thèmes à négocier entre eux. D’un côté, c’est un élément positif dans la mesure où nos dossiers se retrouvent à nouveau sur la table des négociations. D’un autre côté, bien entendu, le gouvernement se place ainsi hors de portée. Pourtant, les mots d’ordre de la manifestation s’adressaient aussi au gouvernement : les aides publiques aux entreprises doivent être au service de l’emploi et le contrôle de la disponibilité des chômeurs doit être suspendu dans l’attente d’une nouvelle révision fondamentale du système.

 

Un mois s’est écoulé depuis. Une nouvelle réunion entre le gouvernement, les syndicats et les employeurs est prévue ce 5 mars. D’ici là, il faut que l’objet des débats entre employeurs et syndicats soit clair. Peu à peu, la clarté doit aussi être faite sur ce que le gouvernement va faire lui-même des revendications syndicales qui lui ont été adressées. En effet, hormis quelques vagues déclarations de certains membres du gouvernement et les initiatives parlementaires annoncées par d’autres, rien de concret ne s’est produit ou n’a été décidé jusqu’à présent. Les prochaines semaines seront donc cruciales pour pouvoir mesurer le résultat auquel la manifestation du 29 janvier doit aboutir. 

 

Entre-temps, l’emploi reste sous pression. Indépendamment des dossiers d’entreprise déjà connus, qui attendent toujours une solution permettant de préserver au maximum les emplois, Carrefour a annoncé sa énième restructuration (voir encadré). Aussi, les fondements de notre économie doivent-ils être abordés et revus de toute urgence. Les moyens financiers disponibles ou à libérer en plus (par des mesures fiscales à l’égard des nantis) doivent être investis dans des projets économiques durables. Les pouvoirs publics doivent jouer ici leur rôle légitime.

 

Par ailleurs, il est clair que l’harmonisation du statut ouvrier dans le sens de celui des employés devra également se retrouver sur la table des négociations. Un accord global visant à aborder à terme toutes les différences entre les deux statuts doit être possible. Qu’il doive s’accompagner d’une mise en œuvre progressive est logique. Le SETCa continue de soutenir l’approche des négociateurs de la FGTB en la matière et assurément en ce qui concerne les délais de préavis : programmation de l’extension des délais de préavis des ouvriers à 3 mois minimum par tranche de 5 ans d’ancienneté avec un maintien global des délais de préavis des employés.

 

Le SETCa sera au rendez-vous, même s’il s’avérait de nouveau nécessaire de mobiliser et de mener des actions.