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27/01/2009 13:41 Imprimer

La presse sous pression


crise des médias
Au quotidien, la crise économique trouve un écho dans la presse. Mais la presse elle-même ne va pas bien. Chaque semaine ou presque, de nouveaux travailleurs y sont menacés de plans de restructuration, quand ils ne sont pas carrément licenciés.
 
Il s’agit de journalistes, mais aussi d’employés administratifs, de techniciens, de réalisateurs, de graphistes ou encore d’ouvriers dans les imprimeries…
 
Mais la crise économique suffit-elle à expliquer leur désarroi ? Poser la question, c’est déjà y répondre !

 

Du Nord au Sud, depuis l’été 2008, les travailleurs des médias connaissent d’importants plans de restructuration (voir cadre ci-contre). En clair, des licenciements collectifs et une diminution du nombre d’emplois. Comment l’expliquer ?


Les directions des groupes de presse se plaignent de la diminution des recettes publicitaires, part importante de leurs revenus. En période de crises, tant réelles que ressenties, les entreprises font plus attention : elles coupent dans les coûts. Souvent, elles commencent par s’attaquer à leurs investissements publicitaires. C’est un fait. Mais d’un autre côté, la presse imprimée subit depuis des décennies une diminution de ses parts de marché vers la télévision, la radio, les sites internet, les réseaux sociaux comme Facebook…


Voilà pourquoi la plupart des groupes de médias ont pris soin de placer leurs œufs dans plusieurs paniers. Ils possèdent différents types de médias et peuvent mieux faire face aux soubresauts du marché publicitaires ou de leurs audiences.

Ambiance


Ce qui ne diminue pas, c’est la frénésie des actionnaires à vouloir grappiller toujours davantage de bénéfices. Tant pis s’il s’agit de coupes-sombres dans la qualité des articles ou des émissions. Tel employé est trop vieux et coûte trop cher ? Viré ! Tel rédacteur est jeune ? Tant mieux, il pourra aussi prendre les photos lui-même avec son appareil numérique et placer le tout sur le site web ! Pas content ? On lui préférera un (faux-) indépendant, plus flexible car plus… dépendant du bon vouloir des patrons à lui passer des commandes. Encore mieux : ça mettra la pression sur ses collègues salariés, qui produiront plus vite et souvent plus mal, malgré eux. Ah, ils en a marre et quitte son job ? On ne le remplacera pas.


Aux côtés des travailleurs de toutes ces entreprises, les délégués et représentants du SETCa se battent pour éviter un maximum de pertes d’emplois. Créatifs, ils formulent systématiquement des propositions alternatives, tenant compte également du maintien de la qualité sur le long terme.