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04/11/2008 17:03 Imprimer

À court terme, la cupidité a du bon sens. Grâce entre autres aux hedge funds, il est désormais monnaie courante de faire d'énormes profits via des produits financiers tels que des prêts à court terme, en achetant dans d’énormes quantités et en les revendant à un prix légèrement plus élevé. Non seulement le lien entre ce système financier et l’économie réelle est de plus en plus distandu, mais il a également contaminé l’ensemble de l’économie mondiale avec les produits américains infectés.

Il apparaît maintenant très clairement que notre économie est entre les mains de trop peu de gens, alors que le contrôle démocratique et politique fait cruellement défaut.

Pour le SETCa, le temps est venu de commencer un nouveau chapitre.

Avoir confiance, c’est bien, contrôler, c’est mieux

Au cours des dernières décennies, on a toujours dit qu’il était préférable de laisser le marché aussi libre que possible. Laissez faire, laissez passer.

Pour nous, cette crise démontre l'inefficacité du capitalisme néo-libéral. Il est maintenant nécessaire de renouveller notre économie, vers plus de transparence et de réglementation. Dans cette optique, la classe politique et les syndicats ont un rôle de supervision à jouer, en tant que représentants démocratiques des habitants et des travailleurs de ce pays. Le contrôle doit se faire au niveau européen et mondial. Ce qui se trame à Wall Street a aussi un impact dans la plus petite des entreprises belges.

Les institutions qui jouent ce rôle de contrôle ne sont très clairement pas en mesure de mettre fin à la crise. Au niveau belge, la responsabilité de la Banque nationale et la CBFA (Commission des banques, des finances et des assurances) doivent faire l'objet d'enquêtes. Il en va de même aux niveaux européen et mondial. Des organismes comme le FMI (Fonds monétaire international) et la Banque mondiale, qui défendent sans vergogne l’ordre du jour du capitalisme néo-libéral, doivent se remettre en question.

 

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