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04/11/2008 17:45 Imprimer

La crise financière montre la faillite du système

 
Les conséquences les plus concrètes de la crise financière, vous pouvez les rencontrer dans le voisinage direct des banques et les assureurs. L'incertitude plane sur l'emploi dans le secteur bancaire ainsi que sur nos économies et touche tout le monde, d'une manière ou d'une autre. La marée noire se répand toujours plus loin.

 

Le système est détraqué

 

C’est un enchaînement d'événements qui a débouché sur la crise financière, mais ceux-ci ont été motivés par un seul principe. Les politiques néo-libérales, qui, pendant près de trente ans, ont suivi leur petit bonhomme de chemin, ont accouché d’une idée. L’idée selon laquelle le marché n'aurait pas besoin d’être régulé, qu’il pourrait sans problème s’autogérer. Comment en est t’on arrivé là ? Etat des lieux.

La soif de profit des banques américaines a été si grande qu’elles ont commencé à prêter à n’importe qui. On finissait par « oublier » de poser certaines questions, pourtant essentielles : il n’était plus nécessaire d’avoir un revenu, un emploi ou d’être propriétaire pour obtenir un prêt. Ces prêts hypothécaires à risque ont ensuite été revendus à des banques à l'étranger, y compris en Europe.

Tout se passait plutôt bien. On a distribué des profits colossaux aux actionnaires… jusqu'à ce que le ballon se dégonfle. De plus en plus d'Américains n’ont plus été en mesure de rembourser leur prêt. Ils ont été contraints de vendre leurs maisons pour honorer les exigences de leurs prêts.

Tout à coup, les panneaux « A VENDRE » ont commencé à fleurir en masse dans les jardins américains. La loi de l’offre et de la demande jouant, les prix de l'immobilier ont chuté. Les banques se sont soudainement retrouvées avec beaucoup moins d'argent qu’elles n’en avaient prêté.

C’est seulement l’affaire des banques américaines, diriez-vous. Mais dans notre économie globalisée, les problèmes que rencontrent les banques américaines sont aussi les nôtres. Beaucoup de banques se sont soudain retrouvées avec des produits qui n’avaient plus aucune valeur.

 

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