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SETCa > News > Congrès UNI-Europa : « For a European dimension of industrial relations »

05/10/2011 16:32 Imprimer

Congrès UNI-Europa Toulouse

For a European dimension of industrial relations

 
Intervention de Pia Desmet, Secrétaire fédérale
4 octobre 2010

 


Nous souhaitons vous présenter notre stratégie syndicale à partir d’UNI Finances. Lors de la conférence d’UNI Finances en 2008, nous avons approuvé la déclaration relative à la stratégie d’UNI Europa Finances en matière de négociation collective transnationale. Par ailleurs, nous avons fixé 13 priorités au cours de cette conférence en vue d’une régulation plus efficace des marchés financiers. Nous avons constaté notamment que les systèmes individuels de rémunération, des bonus atteignant des niveaux absurdes, la pression commerciale, les objectifs individuels, la pression dans une perspective de productivité exagérée, la mesure et le chiffrage permanents du travail ont pour effet que la politique de HRM se voit de plus en plus souvent supplantée par la politique commerciale. Cette constatation appelle des solutions aux divers niveaux international, national, sectoriel et d’entreprise.

Les travailleurs du secteur des finances sont la force motrice de l’activité journalière. Les conditions de travail et de rémunération doivent se placer dans la perspective d’une activité durable et non d’un mercantilisme à courte vue. La formation et l’apprentissage tout au long de la vie sont indispensables pour assurer aux travailleurs les aptitudes et les connaissances essentielles, y compris au service de la clientèle. La concurrence entre établissements ne peut être fondée sur des conditions de travail et de rémunération différentes. Les mêmes activités doivent être rétribuées de la même manière. La transparence et la simplicité doivent en être le fil conducteur.

Après la « Frankfurt Declaration » en avril 2010, nous avons approuvé le 10 juin 2010 le contenu de la campagne mondiale « vente et conseil ». La stratégie au sein de cette campagne s’adresse aux entreprises, aux responsables politiques, aux régulateurs, aux médias, aux consommateurs et aux acteurs du monde du travail, c’est-à-dire les employeurs et les syndicats. A tous les niveaux, nous conclurons des conventions soutenant le contenu de la charte.


Dans le secteur européen des banques, nos collègues danois et suédois ont conclu des protocoles avec les gouvernements afin de réaliser un screening de la toxicité des produits financiers. En Italie, un protocole va être conclu entre patrons et syndicats. En France, les syndicats placent l’accent sur les lois prudentielles. Lors d’un accord sectoriel précédent, l’Allemagne a placé l’accent sur la pression exercée sur les travailleurs dans le cadre des stratégies commerciales pour reprendre ce point dans un volet supplémentaire concernant « le bien-être et la santé au travail ».

En Belgique, nous venons de clôturer nos négociations sectorielles. Nous concluons des conventions collectives de travail sectorielles paritairement. C’est également le cas dans tous les secteurs des finances. Nous avons conclu un accord sectoriel en banques le 30 août 2011, qui prévoit un volet « conseil et vente de produits financiers » et qui reprend le texte ci-après :
« Dans leur politique du personnel, les banques soutiennent une politique commerciale visant à développer et proposer des produits financiers de qualité, offerts de manière transparente et en prenant en considération l’intérêt du client. Cette approche est suivie dans tous les aspects de la gestion du personnel, et en particulier dans les aspects relatifs à la formation des collaborateurs et leurs conditions de travail.

Les banques s’engagent à mener, au sein du conseil d’entreprise, dans le cadre et les limites de ses missions, une concertation à cet égard avec les représentants du personnel, dans le but d’aboutir à des objectifs concrets ». Au cours d’une première concertation sectorielle, nous sommes convenus avec les banquiers que les résultats d’un débat concret au niveau des banques doivent nous conduire à une recommandation commune pour toutes les banques en Belgique.

La semaine dernière, j’ai saisi ces « bonnes pratiques belges » pour aviver le débat au sein du dialogue social européen. Pour la première fois, les 3 organisations patronales européennes du secteur des banques ont été disposées à placer ce point à l’ordre du jour. Toutefois, la voie des « négociations » est encore très éloignée et certains porte-parole patronaux ont encore peur de l’eau, mais nous tenons bon. Les négociations collectives ou dialogues sociaux sont les seuls moyens pour nous d’atteindre nos objectifs ultimes. Le Commissaire européen est également d’accord avec cette position syndicale.

Pour ce qui nous concerne donc, ensemble nous sommes plus forts, à tous les niveaux : au sein de la banque, dans le pays, en Europe et sur le plan mondial. Et nous continuons de soutenir nos collègues sur le plan mondial : en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Brésil qui entreprennent également des actions de toute nature dans le domaine de « la vente et du conseil ».

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