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26/06/2018 12:46 Imprimer

Congrès UNI Global Union : Making it happen

Margareth Thatcher appela un jour cette ville « la petite Moscou ». Liverpool et le syndicalisme sont indissociables. Dans le Nord-Ouest anglais, les syndicats sont apparus pour la première fois au cours de la première moitié du 19e siècle. Avec le congrès syndical mondial, UNI Global Union retourne à ses racines syndicales. Plus de 500 syndicats se sont réunis du 18 au 20 juin 2018 au bord du Mersey, et le SETCa a répondu présent lui aussi.

 

L’avenir commence aujourd’hui. « Making it happen », c’est ce qu’UNI Global Union, l’organisation syndicale faîtière du secteur des services, est déterminée à faire. Depuis les années 80, le taux de syndicalisation a diminué de moitié en Occident, où la Belgique fait figure d’exception. UNI Global Union veut inverser cette tendance par des campagnes de recrutement bien étudiées et des accords collectifs solides. Les syndicats sont le ciment de la société. Ce n’est pas un hasard si les inégalités ont atteint des niveaux sans précédent dans les pays où le taux de syndicalisation a diminué. Les syndicats sont les gardiens de l’égalité et de la démocratie.

Le président du SETCa, Erwin De Deyn, est intervenu sur les défis dans une économie occupée à se numériser : « « Luttons ensemble en faveur d’une protection sociale complète pour les collaborateurs de plateformes ! Il ne s’agit pas là d’indépendants. Ils méritent eux aussi un contrat de travail formel et des conventions collectives de travail. Ces milliers de collaborateurs, souvent jeunes, comptent sur notre solidarité ! ».   Nous ne pouvons permettre que des employeurs comme Uber et Deliveroo se servent de technologies du 21e siècle pour retourner à des conditions de travail du 19e. Les travailleurs de plateformes n’ont que faire d’un statut hybride, ils ont droit au statut de travailleur et à tous ses avantages. Le SETCa a en outre vivement plaidé en faveur de la réduction collective du temps de travail. Un employeur n’introduira de nouvelles technologies que s’il a un retour sur investissement sous la forme d’une croissance de la productivité. Une semaine de travail plus courte est la réponse logique. Notre syndicat soutient dès lors la semaine de 32 heures avec maintien du salaire.

 

Dire qu’il a changé le cours des choses est un euphémisme pour parler des mérites de Philip Jennings. Pendant plus de trente ans, le Gallois est resté à la barre du syndicalisme mondial. Au début du nouveau millénaire, il a contribué à porter UNI Global Union sur les fonts baptismaux et en est devenu le premier secrétaire général. Lors du congrès à Liverpool, il a laissé les commandes à l’Américaine Christy Hoffman. Le SETCa souhaite tout le meilleur à la nouvelle équipe de direction d’UNI Global Union.  

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