COMMUNIQUÉ DE PRESSE - 26/02/2008
L’accueil de leurs enfants, un vrai problème pour tous les travailleurs
Les travailleurs feront-ils une fois encore les frais des débats institutionnels ? C’est ce que craint le SETCa à l’écoute des accords qui semblent se dessiner entre les partis politiques par rapport à la communautarisation ou la régionalisation de certaines matières.
L’accueil de l’enfance (extrascolaire, enfants malades, flexible et d’urgence) est particulièrement en danger lorsqu’il s’agit de transférer les moyens du Fonds d’équipements et de services collectifs (FESC) dédié à l’accueil extrascolaire vers les Communautés. Il est bon de se rappeler que le besoin de ce type d’accueil est avant tout la conséquence de la flexibilité qu’imposent les employeurs aux travailleurs et ce, quelques soient la Communauté d’appartenance. Il est donc fondamental de maintenir la responsabilisation des employeurs dans la prise en charge des coûts que le travailleur doit supporter pour la garde de ses enfants.
Le SETCa s’est d’ailleurs à plusieurs reprises exprimé pour dire que la cotisation patronale de 0,05% payée pour les salariés était insuffisante. Le renvoi vers les Communautés de l’accueil extrascolaire, c’est à dire l’essentiel des 2078 emplois (ETP) et des dépenses (77 %) supportés par le FESC ne peut que mettre en danger à court terme les institutions et les emplois qui y sont liés. Nous connaissons la limite des moyens dont disposent les Communautés et particulièrement ceux de la Communauté Française. Même en Flandre, les partenaires sociaux n’ont pas la garantie que les moyens disponibles répondront aux besoins et à leurs attentes.
A l’intérieur du FESC, les partenaires sociaux ont été attentifs à mettre en place des emplois de qualité (niveau de formation, barèmes appliqués,..) pour un accueil de qualité. Quoi de plus normal pour des enfants soumis à des conditions de vie peu confortables !). Demain, comment feront les Communautés pour supporter des coûts normalement croissants à partir du transfert d’une enveloppe fermée et en diminution en 2012 ?
Les travailleurs actuellement occupés risquent très vite de subir une mesure de licenciement pour raison économique. Dans le meilleur des cas, ces emplois perdus seront compensés par une « nouveau plan cigognes » de remise à l’emploi de demandeurs d’emploi qui auront bénéficié de quelques heures de formation pour occuper la fonction. Et lorsque que l’on découvre la proposition du Ministre Piette d’étendre les titres-services au secteur de la Petite enfance, tout un chacun aura compris que cette proposition inacceptable, contestée par l’ensemble du secteur, couplée à d’autres mesures « emplâtre sur une jambe de bois » ne peuvent conduire qu’à un nouveau « bricolage » remettant en cause les exigences en matière de qualification des emplois et de qualité d’accueil des enfants.
Le SETCa constate également que non seulement l’accueil flexible est en danger mais que l’accueil dit classique connait lui aussi des difficultés à la fois par rapport à sa capacité de répondre aux demandes et à ses moyens financiers. L’ensemble du secteur de la Petite Enfance est en attente de moyens suffisants, les travailleurs ont davantage besoin de solutions concrètes et adaptées pour l’accueil de leurs enfants que de débats institutionnels. Pour le SETCa, il est grand temps que l’ensemble des niveaux de pouvoir s’accorde sur un projet politique cohérent et de qualité en matière d’accueil des enfants afin de répondre adéquatement aux besoins des travailleurs et des institutions.
Contact presse
- Christian Masai, Secrétaire fédéral Non-marchand (FR): +32 475 35 97 28
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Le SETCa est le Syndicat des Employés, Techniciens et Cadres de la FGTB. Il représente plus de 360.000 travailleurs au niveau fédéral, dans tous les secteurs de l’économie.