Communiqué de presse 27.1.2009
Pas de nouvelle aide à la presse sans garanties d’emploi
Les dirigeants des principaux groupes de presse écrite francophones, IPM, Rossel et Vers l’Avenir, ont demandé une aide supplémentaire exceptionnelle aux gouvernements de la Communauté française et de la Région Wallonne. Ce doublement de l’aide à la presse (de 6 à 12 millions d’€) contribuerait à amortir le recul annoncé des rentrées publicitaires.
Pour le SETCa, participer au pluralisme et au développement internet de la presse est nécessaire. Moins sain serait de signer un chèque en blanc aux éditeurs de journaux.
En effet, les éditeurs sont en train de lancer des plans d’économies qui passent par de nombreux licenciements. Les employés des journaux francophones sont mis sous pression. On leur demande de mener de plus en plus de tâches et de rédiger de plus en plus d’articles dans des délais toujours plus brefs, parfois même au détriment de la qualité de l’information.
Voilà pourquoi le SETCa s’adresse aux ministres Demotte, Laanan et Marcourt. Lorsqu’ils trancheront dans ce dossier, le SETCa leur demande d’être particulièrement attentifs à 3 points essentiels pour les aides complémentaires :
1. Elles ne peuvent pas servir à financer des licenciements.
2. Elles doivent être conditionnées à des garanties écrites de maintien des emplois existants, pour l’ensemble des journalistes mais aussi des employés et des ouvriers (imprimeries). Un contrôle strict a posteriori doit aussi être réalisé.
3. Elles doivent être assorties d’une totale transparence préalable sur la situation financière et sociale de l’entreprise. Il arrive fréquemment qu’un pôle d’un groupe de presse se porte à merveille alors qu’un autre rencontre des difficultés.