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SETCa > News > Communiqué de presse (15/01/2009) - chômage économique : réaction

03/02/2009 16:22 Imprimer

Communiqué de presse - Chômage économique: réaction des syndicats (15/01/2009)


(cc)Jason-Anfinsen 
Dans une interview publiée par L’Echo du 15 janvier, Pieter Timmermans, le directeur général de la FEB, lance la piste du chômage économique pour les employés, alors qu’un accord interprofessionnel exceptionnel vient juste d’être signé. Un coup de semonce sur lequel les syndicats d’employés (SETCa et CNE) ne peuvent pas marquer leur accord.

 

Il est inacceptable pour nous qu’une telle piste soit suivie en dehors de la concertation globale sur l’harmonisation des différents statuts professionnels (ouvrier – employé). Timmermans le déclare d’ailleurs aussi lui-même : ce problème, que les syndicats veulent négocier à visage découvert, « nous ne le réglerons pas pour Pâques ». Dès lors, il ne saurait pas être question non plus d’étendre maintenant le système de chômage économique aux employés.

Après l’accord interprofessionnel exceptionnel, Pieter Timmermans semble surtout vouloir profiter de la situation économique pour faire passer rapidement un certain nombre de mesures exceptionnelles. Nous ne céderons pas à l’empressement.

Pour nous, les choses sont claires : il n’est possible d’aborder le chômage économique éventuel des employés que dans un ensemble global à négocier en matière d’harmonisation du statut ouvrier vers celui des employés. Pas d’acompte sur les négociations globales.

Le ballon d’essai lâché nonchalamment par le dirigeant de la FEB pose en effet divers problèmes. Où tracer la limite entre situation « exceptionnelle » et situation normale ? Et quid de la frontière entre des employés pour qui se serait possible et ceux pour lesquels ce ne le serait pas ? Le chômage économique, tel qu’il est utilisé aujourd’hui massivement pour les ouvriers, met d’ailleurs au grand jour un problème gigantesque en matière de garantie de revenu. Les travailleurs tombant en chômage économique subissent souvent une importante perte de revenu. Le problème n’en sera que d’autant plus grand en cas d’extension du système aux employés.

Au demeurant, ceci impliquerait également un relèvement des cotisations patronales à la sécurité sociale. En effet, l’extension entraînerait des dépenses supplémentaires de chômage. Nous osons croire que ce coût supplémentaire ne serait pas imputé, lui aussi, de surcroît, aux travailleurs.

Pour nous, il est clair que la FEB essaie surtout de ‘surfer’ sur la vague de la crise pour engranger un certain nombre d’avantages. Nous pourrions aussi renverser le raisonnement : la FEB est-elle disposée aussi à faire quelque chose pour les délais de préavis plus courts dans le cas des ouvriers ? Ou accepte-t-elle peut-être exceptionnellement de supprimer le jour de carence ? Nous pensons connaître la réponse. Comme syndicats d’employés, nous poursuivons la préparation de nos dossiers pour l’harmonisation des statuts et en ce qui nous concerne, toute discussion sur les systèmes de chômage est liée à cette concertation globale.