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07/07/2017 14:08 Imprimer

Commerce : accord sectoriel dans les grandes commissions paritaires

 

À la veille des vacances, employeurs et syndicats ont conclu un accord pour une bonne partie du secteur du commerce. Les employés des CP 202, 311 et 312 peuvent compter, à partir du 1er juillet, sur une augmentation salariale brute de € 25. Par ailleurs, les jeunes parents pourront obtenir désormais un remboursement nettement plus élevé des frais de garde d’enfants.

 
Le SETCa a négocié fin juin un accord pour plus de 100.000 travailleurs du commerce de détail alimentaire (CP 202), des grandes entreprises de vente au détail (CP 311) et des grands magasins (CP 312). Un accord a également été conclu pour le commerce de détail indépendant (voir notre article sur le sujet).


L’accord prévoit une augmentation de tous les salaires de € 25 à partir du 1er  juillet. Pour les travailleurs à temps partiel, le montant est accordé au prorata du nombre d’heures prestées. En décembre 2017, les travailleurs recevront en outre une prime brute unique de € 70 au prorata en plus des autres primes. Pour rappel, la dernière augmentation du pouvoir d’achat du salaire brut date de 2012 et s’était établie à € 7,18 par mois.


L’accord prévoit aussi que le montant de la prime syndicale sera porté à € 145 pour les membres syndicaux à partir de 2018 (actuellement € 135) si le gouvernement ne bloque pas l’augmentation du montant.
Les parents comptant de jeunes enfants peuvent par ailleurs compter sur un coup de pouce. Le remboursement des frais de garde d’enfants est porté à € 3 par jour (auparavant € 2), avec un maximum de € 600 par an, par parent et par enfant jusqu’à 3 ans (auparavant € 400).


L’accord sectoriel a permis de prolonger le crédit-temps avec motif jusqu’à 51 mois, soit trois mois de plus pour tout le monde, y compris pour ceux qui ont déjà utilisé leur crédit. Le crédit-temps sans motif a malheureusement été supprimé par ce Gouvernement et l’accord sectoriel n’a rien pu faire pour y remédier.


S’agissant de la fin de carrière, les interlocuteurs sociaux ont a gardé les possibilités aussi larges que possible, ce qui n’est pas sans intérêt dans un secteur où beaucoup de personnes ont commencé à travailler très jeunes. Sans accord, ces possibilités auraient été encore plus réduites.


Impossible par ailleurs d’échapper à la décision gouvernementale de travailler plus longtemps. Un RCC (pré-pension) « longue carrière » reste possible à condition de compter 40 ans de service. En 2017, c’est encore possible à partir de l’âge de 58 ans, en 2018 il conviendra d’avoir 59 ans. Attention, le travailleur doit rester disponible sur le marché du travail jusqu’à l’âge de 60 ans (2017) et 61 ans (2018).


Des solutions sont tout de même prévues pour les travailleurs de plus de 55 ans. En effet, les emplois d’atterrissage à partir de 55 ans avec un complément du fonds sectoriel restent possibles. C’est désormais aussi une option pour les employés de magasin de la catégorie 5 (personnel de magasin non exécutant), fût-ce à concurrence d’un crédit-temps 1/5e au maximum. Auparavant, ils n’y avaient pas droit.


Désormais, les entreprises devront proposer aussi 2 jours de formation en moyenne par an à leurs travailleurs.


D’autres thèmes majeurs comme la sécurité dans les magasins, le travail faisable, les malades de longue durée et l’avenir des CP dans le commerce seront abordés en groupe de travail au cours des 2 prochaines années.

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