Ensemble on est plus forts
NL

SETCa > News > Collecte des déchets : nous restons vigilants

11/02/2009 13:53 Imprimer

Collecte des déchets :
nous restons vigilants

 

Plusieurs entreprises actives dans le secteur de la collecte des déchets essaient de sabrer dans les coûts du personnel. Leur plan : transférer leurs travailleurs d’une commission paritaire à une autre. Notamment, changer de commission paritaire les employés de la logistique (CP 226), ce qui est inacceptable pour le SETCa. Il s’agit d’une forme de dumping social, sans concertation avec les syndicats.

 

Voilà pourquoi nous avons sollicité une rencontre avec la ministre de l’Emploi, Joëlle Milquet. Le rendez-vous a été quelques fois reporté. Finalement, le vendredi 30 janvier, une petite délégation de représentants syndicaux a pu rencontrer le chef de cabinet de la ministre, Peter Vansintjan. Pour soutenir cette délégation, une manifestation avait lieu simultanément à l’entrée du cabinet, avec des militants de la FGTB (SETCa, Centrale générale, UBOT) et de la CNE.

Avec le chef de cabinet, nous avons fait le point sur la situation sur le terrain, dans les différentes entreprises. Nous lui avons expliqué les différents « arguments » des employeurs, qui osent parfois même affirmer que c’est l’administration qui leur impose un changement de commission paritaire.
A l’issue de la rencontre, il a été convenu que la ministre demandera à ses services d’examiner à fond de quels dossiers il s'agit concrètement et à qui a sollicité les modifications. Entre-temps, toutes les demandes de changement de commission paritaire, qui ne résultent pas clairement d’un changement d’activités, sont gelées.

Le gouvernement prendra par ailleurs l'initiative de réunir un groupe de travail paritaire, avec les représentants des employeurs et des syndicats, pour repréciser la répartition des compétences entre les commissions paritaires.

Que nous soyons impliqués dans le développement ultérieur de ces dossiers est un résultat provisoire, loin d’être insignifiant. Nous ne pouvons accepter que les syndicats jouent les uns aux autres contre les autres, ni que les travailleurs soient victimes du shopping social des employeurs. Mais nous sommes convaincus que la vigilance doit continuer à nous guider.