Carrefour : la mobilisation du personnel a payé
La direction de Carrefour a raté son coup ! La vive protestation syndicale contre la dégradation des conditions de travail du personnel des magasins n’a pas été vaine. La lutte aura parfois été rude. Les militants auront fait connaissance avec une face peu reluisante de la direction de leur entreprise. Mais, au final, un accord social correct aura été obtenu pour le personnel du nouvel hypermarché de Bruges.
A Bruges, Carrefour devra désormais – comme partout ailleurs – appliquer les grandes règles en vigueur dans toute la grande distribution.
Le tableau ci-dessous fait apparaître les principales avancées engrangées. En plus de cela, Carrefour s’est également engagé par écrit à ce que l’hypermarché brugeois B-Park reste un cas spécifique et unique. Donc pas de nouvelles filialisations en vue !
Les conditions de travail dans les 56 autres hypermarchés restent donc inchangées.
Des traces
Néanmoins, ce conflit laissera des traces. En effet, malgré la très large mobilisation et la détermination du personnel tout au long du conflit, Carrefour a tenté de désolidariser le personnel. Pour ne prendre que quelques exemples, la direction a répété à de nombreuses reprises que le nombre de grévistes était ridicule par rapport au nombre de travailleurs prêts à prendre leur service.
Comme ils ne sont pas parvenus à monter les employés les uns contre les autres, Carrefour a dû recourir abusivement aux tribunaux et aux forces de l’ordre pour mettre fin au conflit. Des droits qu’ils n’avaient pas !
Notre lutte était utile et équitable. Elle a débouché sur ce que nous voulions atteindre : un holà au dumping social et des conditions de travail équivalentes pour tous les travailleurs des hypermarchés.