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13/05/2009 11:44 Imprimer

Campagne "Votre contrat en danger" plus nécessaire que jamais

 

Meeting "Votre contrat en danger" 29avril 2009
 
La campagne http://www.votrecontratendanger.be bat son plein depuis près d’un mois. Entre-temps, plus de 15.000 signatures de la pétition électronique ont été enregistrées. Le 29 avril, nous avons réuni plus de 3.000 militants à Bruxelles avec les collègues de la LBC et de la CNE. Le jour avant que le gouvernement ne décide sur le chômage économique des employés. Il est évident que notre campagne et la concentration de militants ont eu un impact non-négligeable sur les mesures prises le 30 avril par le gouvernement.

 

Rétroactes

Avec la crise financière à laquelle nous avons été confrontés après l'été 2008 et ses répercussions sur l'économie réelle, les entreprises se sont hâtées de procéder à des réorganisations, restructurations, licenciements et certaines ont même été fermées. Dans de nombreuses entreprises, les ouvriers ont été placés en chômage temporaire. Comme ce n'est pas possible pour les employés, toutes sortes de systèmes créatifs ont été développés pour rendre les employés temporairement inactifs ou leur faire faire des sacrifices financiers par d'autres moyens. Inutile de dire que l'indispensable sécurité juridique n'était pas toujours au rendez-vous et que nos délégués et secrétaires syndicaux ont dû, eux aussi, chercher la solution la moins mauvaise pour les employés pour aborder les situations de crise et préserver au maximum les droits qu'ils ont constitués.

La pression patronale et politique a conduit à une négociation au sein du groupe des 10. Au niveau de la FGTB, le mandat pour ces négociations interprofessionnelles nationales a été clairement délimité : la négociation sur le chômage temporaire des employés n'était possible que si celui-ci était  lié à un certain nombre de conditions strictes ; dans le même temps, les employeurs devaient s'engager également à négocier sur le dossier global de l'harmonisation vers le haut des statuts ouvrier/employé et en premier lieu sur les délais de préavis, ceux des employés devant à cet égard être préservés, ce qui implique le relèvement de ceux des ouvriers. Enfin, il convenait aussi de régler le financement de cette éventuelle extension du chômage temporaire. Car il est inacceptable que les travailleurs en fassent également les frais et que la sécurité sociale soit mise en péril.

Les négociations au sein du groupe des 10 ont échoué ? Pourquoi ? Les employeurs voulaient simplement obtenir rapidement le chômage temporaire pour employés sans plus, c.-à-d. sans conditions ou intégration dans le cadre du dossier relatif à l'harmonisation, sans la moindre garantie de sécurité d'emploi pour tous les travailleurs et sans le moindre engagement en termes de financement.

Ces mêmes employeurs ont alors frappé à la porte du gouvernement où ils ont pu compter sur l'oreille bienveillante des partis libéraux. Dès après Pâques, la ministre de l'Emploi Milquet a dès lors pris une initiative. Il va de soi que nous ne sommes pas restés inactifs avec les collègues de la LBC/CNE. Nous avons haussé le rythme de notre campagne et n'avons pas manqué non plus de faire passer notre vision des choses autrement auprès des décideurs politiques.