Ensemble on est plus forts
NL

SETCa > News > SETCa - Appelez Sitel

Soutenez Sitel, appelez le 1700

Le conflit social chez Sitel – un « call-center » localisé à Diegem – perdure depuis plus de six semaines et se trouve actuellement dans l’impasse. Pour faire pression sur la direction et soutenir le personnel, le SETCa organise durant les prochains jours une grande action symbolique de guérilla téléphonique.

Le principe est très simple : un numéro gratuit, le 1700, la ligne d’information de la Communauté flamande, a été choisi pour l’action. La ligne d’information de la communauté flamande étant admnistrée par Sitel, un coup de téléphone passé à ce numéro arrive directement chez les télé-opérateurs de l’entreprise. Dès que vous les avez en ligne, exprimez leur votre solidarité et demandez leur de transmettre ce message à la direction de l’entreprise.

Plusieurs centaines de personnes ont déjà répondu à l’appel de ce grand mouvement de solidarité envers les travailleurs de Sitel!

L’année dernière Sitel a été repris par l’entreprise Client Logic appartenant à Onex, un fonds d’investissement canadien. Le management américain entend imposer à toutes ses filiales européennes une économie de coûts parce que Onex – qui détient 60% des parts de Sitel – souhaite effectuer avec succès avant la fin de cette année une entrée en bourse. A cet effet, les coûts salariaux doivent être réduits de manière à pouvoir présenter des résultats financiers trimestriels embellis. Le moyen qui a été trouvé est de licencier de salariés, comme souvent. En Belgique cela devrait se traduire par la disparition de 54 personnes, ce nombre ayant été réduit à 20 sous la menace d’un mouvement de grève.

Du côté syndical on s’efforce d’éviter des licenciements et d’obtenir l’amélioration de conditions de travail des « télé-opérateurs » et du « staff » de support. Le 5 juin et le 25 juin, les organisations syndicales ont organisé une grève en front commun. Mais le SETCa ne veut pas entraîner le personnel dans une grève « au finish ». C’est pourquoi nous optons plutôt pour une tactique de « guérilla », à savoir, des actions ponctuelles, courtes et parfois ludiques mais qui font néanmoins mal à la direction, entravent le fonctionnement normal de l’entreprise et maintiennent le conflit dans l’attention des média.