SETCa > News > Action pour la libération du militant syndical Mounir Tahri et de l’artiste Jihed Cheikhe

28/02/2018 14:04 Imprimer

Action pour la libération
du militant syndical Mounir Tahri
et de l’artiste Jihed Cheikhe

 

 

Le 9 février, une véritable « descente » a eu lieu dans les locaux de l’asbl Globe Aroma. Lors du vernissage d’une exposition à la maison des arts, 7 sans-papiers ont été arrêtés, dont 5 sont de nouveau libres entre-temps. Les deux autres, Mounir Tahri, militant syndical, et Jihed Cheikhe, l’artiste dont les peintures étaient exposées, ont été transférés au centre fermé 127 bis. De telles pratiques sont inacceptables pour le front commun syndical ! C’est pourquoi nous avons organisé des actions les 20 et 25 février pour exiger la libération de Mounir et Jihed.

 

Arrivé en Belgique en 2006, Mounir a travaillé entre juin 2008 et décembre 2012 pour une société sous-traitante dans le secteur du nettoyage pour le Foyer Anderlechtois. Il a introduit une demande de régularisation, qui a fait l’objet initialement d’une réponse positive. Son employeur a toutefois abusé de failles dans la législation pour l’exploiter et le faire travailler dans des conditions non conformes à notre législation sociale. Mounir en a fait les frais et a perdu la possibilité de régulariser son séjour. La CSC a introduit un dossier pour exploitation économique, qui est toujours en traitement au tribunal du travail. Notre pays expulse donc une personne dont le dossier est toujours ouvert devant un tribunal.

Mais cela va encore bien plus aux yeux de la secrétaire syndicale pour le non-marchand, Kathleen De Decker :

« Il est inacceptable que des maisons culturelles comme Globe Aroma soient considérées comme hors-la-loi. Ce sont des initiatives sociales, accessibles à tous, reposant sur la confiance des gens. De telles ‘inspections’ portent préjudice à cette confiance. Elles portent atteinte au tissu social d’une communauté. Alors que ce type d’organisations est tellement important dans le processus migratoire. L’art et la culture relient les gens. Ces ‘inspections’ vont à l’encontre des valeurs que nous propageons comme syndicat. Nous devons dès lors les dénoncer. Nous avons la responsabilité d’impliquer ces personnes dans l’action syndicale. »

Jojo Burnotte suit ce raisonnement lui aussi. Il est animateur d’un groupe de réflexion sur les flux migratoires du CEPAG et animateur de la Commission des travailleurs immigrés de la FGTB wallonne. « La défense de ces travailleurs (dont l’un est délégué syndical) est primordiale. Le Gouvernement et l’office des étrangers se servent de l’inspection sociale comme d’un ‘chausse-pied’ pour entrer dans des asbl et arrêter des travailleurs sans-papiers ».

Et d’ajouter lors de l’action du 25 février : « Nous ne pouvons accepter ces arrestations injustes et réclamons la libération des deux personnes détenues. Place enfin à une politique migratoire plus juste ! ».

 


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