35000 personnes pour plus de solidarité et plus d’emplois.

L’action du 29 janvier: une belle réussite
Les dernières semaines ont été synonymes de mauvaises nouvelles pour les travailleurs. Janvier s’est terminé péniblement, apportant chaque jour son lot de restructurations et de pertes d’emploi. Lors de la grande manifestation du 29 janvier, nous avons contesté ce mode de fonctionnement et fait part de notre mécontentement.
AB InBev, UCB, Arcelor, Depoortere, AGC Automotiv, BASF, Janssen Pharma, HP, UCB, DHL, Petrolplus, de nombreuses institutions financières (Fortis, ING, Dexia), Opel et les nombreux sous-traitants qui en dépendent. La liste des firmes est particulièrement longue et le bilan est plus qu’alarmant. Nous avons contesté ces décisions et dénonçons l’attitude des employeurs et des pouvoirs publics. Voici quelques mois, l’état décidait de mettre la main au portefeuille afin de renflouer les banques. 20 milliards de déficit public que les citoyens devront rembourser. Pour 2009, plus de 4 milliards d’aide fiscale ont été accordés aux entreprises sous la forme d’intérêts notionnels. Mais aussi 7 milliards de réductions de cotisations ONSS et quelques autres cadeaux fiscaux de plusieurs milliards. Il semble malheureusement qu’aucune leçon n’ait été tirée par le gouvernement et les entreprises. Grâce à la manifestation, nous avons pu faire entendre nos voix et celles de tous ces travailleurs lésés!

Vous étiez des milliers en route vers Bruxelles… Merci !
Une action était indispensable pour continuer à avancer.
Nous constatons que les comportements des entreprises n’ont pas changé. L’affaire InBev nous l’a démontré : même si le plan de licenciement collectif est provisoirement retiré, nous assistons à un bel exemple de capitalisme débridé. Ce groupe privé n’a pas de problème financier majeur mais continue encore et toujours à bénéficier d’aides de l’état. Plus que le bien-être des travailleurs, son unique objectif semble être de réaliser davantage de profits et de distribuer des bonus exorbitants aux plus hauts cadres et administrateurs.
Les banques, quant à elles, n’ont pas changé leurs habitudes. Après avoir bénéficié de fonds publics conséquents, elles paralysent financièrement les entreprises qui demandent des crédits pour lutter contre la crise et subsister.

La rue de la Loi était… rouge de monde !
Le message au gouvernement était évident.
Notre position est claire et nous l’avons fait savoir. Nous nous opposons à ce que des avantages ou des aides publiques continuent à être octroyés à des entreprises qui délocalisent, ferment, restructurent ou licencient. Nous appelons à ce que chacun prenne ses responsabilités ! Cela vaut pour les dirigeants d’entreprise mais aussi pour le Gouvernement belge et le ministre des Finances en particulier. Nous attendons la suspension de ces avantages qui bénéficieraient à toute politique de délocalisation et de casse sociale.
Nous réclamons le maintien de l’emploi et la mise en place d’un plan de relance européen, créateur d’emploi. L’emploi doit être préservé dans les services publics malgré le déficit public. L’accompagnement des chômeurs doit passer par la formation et les aides nécessaires pour avoir un emploi convenable, moratoire du contrôle de la disponibilité des chômeurs jusqu’à ce qu’il y ait une réforme profonde du système de contrôle de disponibilité. Il faut également être attentif au conditionnement des aides publiques à la création et au maintien de l’emploi (voire leur remboursement par les entreprises bénéficiaires qui restructurent ou celles qui délocalisent.)

La manifestation a commencé dans le quartier Européen… Ils ont donc dû saisir le message.
Et pour les employeurs aussi !
Nous avons réagi et continueront à réagir face à la provocation de ces employeurs qui réclament de nouveaux avantages, veulent un nouveau pacte des générations et prônent un statut unique au détriment du statut d’employé. Ceci est totalement contraire aux positions du SETCa. Ce 29 janvier, avec 35000 participants, nous avons montré ce que nous en pensions !

Une délégation de Janssen Pharma était également de la partie