SETCa > News > 2013 en un coup d'oeil !

18/12/2013 16:54 Imprimer

 

 

Commerce

Myriam Delmée : « Ce qui m’a interpellé cette année, c’est que le gouvernement ait à nouveau réussi à approuver des mesures qui pénalisent les travailleurs. Deux exemples : l’assouplissement des règles en matière de jobs étudiants et les contrats d’insertion. Ce sont deux dossiers qui créent un véritable dumping social à l’intérieur de l’entreprise. Ici pas question de travailleurs de l’Est ! Depuis 2012, les étudiants (qui sont bien ‘meilleur marché’ pour les employeurs et hyper flexibles) peuvent travailler 50 jours durant toute l’année. Résultat : les travailleurs (dont bon nombre ont des contrats à temps partiels) sont menacés. Alors qu’auparavant, ils pouvaient espérer améliorer leurs temps partiels et avoir des heures en plus, celles-ci vont à présent être « volées » par des étudiants qui coûtent nettement moins cher. Nous sommes pour le travail étudiant dans le commerce mais pendant les périodes de vacances. De manière à ce que tout le monde y gagne. A présent, seule une personne en profite : l’employeur, qui peut utiliser des travailleurs moins cher ».

Jan De Weghe : « On risque de s’engager sur une mauvaise voie avec les stages de transition. Une nouvelle réforme des politiques qui a pour but d’aider les travailleurs moins qualifiés, mais qui a l’effet inverse dans la pratique. Si vous suivez un tel stage, votre employeur vous donne un salaire réduit et les pouvoirs publics font l’appoint. Qui a droit à un stage d’insertion ? Les jeunes moins qualifiés. Et où ces jeunes pouvaient-ils aussi aller auparavant mais pour un salaire à part entière ? Exact : dans le commerce. Résultat : les contrats fixes deviennent plus rares. Voici, comme les règles souples au niveau du travail des étudiants, un exemple de pouvoirs publics créant de manière inconsidérée le dumping social dans leur propre pays ».

 

 

Non-Marchand

Christian Masai : « Ce qui m’a frappé cette année dans le secteur du Non Marchand, ce sont les difficultés rencontrées au sein-même de notre modèle de concertation sociale. Négocier à propos des conditions de travail est de plus en plus laborieux au sein des commissions paritaires au niveau fédéral. Les lieux de concertation se retrouvent de moins en moins à cet échelon et s’en éloignent de plus en plus. Un bon exemple qui illustre ce constat est celui des négociations dans le secteur des soins de santé. Une situation dangereuse qui peut aboutir à la mise en place de conditions de travail différentes selon la zone géographique dans laquelle on vit… La 6e réforme de l’État représente un nouveau défi à ce propos. »

Jan Piet Bauwens : « Ce qui me touche, c’est la commercialisation qui s’accentue dans le secteur des soins. Souvent, les gens ne s’en rendent pas compte, mais de grandes entreprises privées sont actives dans ce pays, notamment dans le secteur de l’aide aux seniors. Nous le disons depuis des années : cette évolution est dangereuse, tant pour le personnel que pour le patient. Gagner plus ne devrait pas être ici le plus important et pourtant, c’est souvent le cas. Heureusement, cette année, plusieurs reportages poignants ont abordé ce thème dans les médias et ouvert un peu les yeux du grand public. Quoi qu’il en soit, le SETCa continuera de marteler que le secteur des soins est avant tout une affaire de la société, où intérêts du personnel et intérêts des patient doivent aller de concert ».

 

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