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16/01/2012 10:37 Imprimer

2012 démarre sur les chapeaux de roue

 

2012 s’annonce comme une année négative. Voilà ce que l’on peut lire et entendre un peu partout. Ce n’est toutefois pas une fatalité. Le SETCa entend laisser les attitudes pessimistes à d’autres. Aussi, nous souhaitons à chacun une heureuse année 2012, même si celle-ci ne nous tombera pas du ciel… 2012 pourrait être l’année où nous dirons ‘assez’ aux coupes sombres et nous comptons sur votre soutien pour ce faire.

 

Grève générale ?

Les vacances de Noël ont été courtes cette année pour les collaborateurs et les militants du SETCa. Notre attention est entièrement mobilisée par les mesures que le nouveau gouvernement a annoncées à la mi-décembre. Subitement et sans réelle concertation, ce dernier a coupé dans les régimes de prépension et de crédit-temps. Par ailleurs, les allocations de chômage ont été rabotées à nouveau (alors qu’elles se situent déjà largement en-deçà du seuil de pauvreté) et les conditions d’obtention de l’allocation d’attente ont été renforcées.
Le rassemblement de militants du 15 novembre, la manifestation réussie du 2 décembre et la grève dans les services publics un peu plus tard le même mois n’ont donc pas permis de se faire entendre par le nouveau gouvernement. Entre-temps, les lois sur les réformes du régime de (pré)pension, le crédit-temps et les allocations de chômage ont été publiées au Moniteur belge.  
Pourtant - mieux vaut tard que jamais – sous la pression des syndicats, une concertation va intervenir à présent entre syndicats, employeurs et gouvernement. Pour nous, les choses sont claires : des correctifs importants doivent être apportés à ces mesures. Le préavis de grève déposé par les trois syndicats pour le 30 janvier est maintenu. Une évaluation du résultat de la concertation du 24 janvier sera réalisée en fonction de cette date.

 

Projet européen durable

Le préavis de grève du 30 janvier est évidemment l’expression du mécontentement suscité par ces économies réalisées sur le dos des simples gens. En effet, ceux qui ont de l’argent y échappent. Les travailleurs et les allocataires sociaux paient la note.
Le cœur du problème se situe toutefois au niveau de cette idée dominante en Europe selon laquelle nous pourrions nous sortir de la crise par l’austérité. Il suffit de se tourner vers la Grèce, l’Espagne  et l’Italie pour constater que cette logique déclenche une spirale implacable de nouvelles économies, déployée au demeurant de manière tout à fait choquante. Ainsi, vendredi dernier, Olli Rehn, le Commissaire européen compétent dans ce domaine, s’est permis d’exiger deux milliards  d’économies supplémentaires de notre pays « pour lundi matin ». Au nom des économies, on semble bien avoir perdu toute raison. Et, de surcroît, la Belgique doit s’attendre à des économies supplémentaires en février.
Vivre en fonction de ses moyens est une chose et ni le SETCa, ni la FGTB nient que les comptes de l’Etat doivent être en ordre. C’est la seule façon de préserver la sécurité sociale et des services publics de qualité. Mais la politique menée par les institutions européennes semble devenir progressivement synonyme de démantèlement de l’Etat providence. Un rapide tour d’horizon des « recommandations européennes » préconisées par certains partis fait apparaître clairement d’où vient le vent. Ainsi, pour la Commission, l’âge de la pension doit être lié à l’espérance de vie (et donc être relevé au-delà de 65 ans), le mécanisme de l’index doit être « réformé », les allocations de chômage doivent diminuer encore plus rapidement et la limitation des heures d’ouverture (par exemple de nos magasins) doit être réduite.
Le SETCa ne perçoit pas très bien ce que ceci a encore à voir avec une Europe porteuse de paix et de prospérité pour le citoyen. Elle est devenue une Europe des entreprises qui ne connaît plus les travailleurs et les allocataires sociaux. Nos actions syndicales entendent se dresser également contre l’idéologie qui a pris en otage notre espoir d’un monde meilleur pour nous-mêmes et nos enfants.
La bonne approche devrait porter sur la réalisation d’investissements, la création d'emplois de qualité et le développement d’une économie durable, le soutien aux pays et aux individus qui ont besoin de cet appui. Telle n’est pas la préoccupation de l’idéologie néolibérale qui nous a jetés dans la crise de 2008 et qui, en revanche, nous enfonce encore davantage.

 

Non au défaitisme

2012 promet donc d’être une année chargée pour les travailleurs, les allocataires sociaux et leurs représentants, convaincus qu’une autre orientation s’impose pour notre société. En 2012, nous ne manquerons donc pas de faire entendre notre voix et de mener les actions nécessaires pour faire entendre aussi celle des travailleurs -avec ou sans emploi-, des jeunes et des pensionnés. Il est possible de changer la société. Mais pas tout seul et certainement pas en s’avouant vaincu à l’avance.
D’ailleurs, 2012 sera aussi l’année des élections sociales. Une autre manière de s’engager et de faire entendre sa voix. Il est possible aussi de changer les choses dans son milieu de travail. Première étape pour ce faire : se porter candidat pour le SETCa.

Ensemble on est plus forts !      

  

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