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17/05/2010 12:52 Imprimer

1er mai:
les choses doivent et peuvent changer

 

Le 1er mai est la fête du mouvement ouvrier socialiste et le reste. Partout dans le monde, des milliers de travailleurs vont descendre en rue pour clamer leur volonté d’un monde meilleur.

 

Si le 1er mai a été proclamé ‘jour du travail’, c’est grâce au mouvement ouvrier américain qui a engagé le 1er mai 1884 le combat de la journée de 8 heures de travail. Quelques années plus tard, ce combat s’est prolongé en Europe. Depuis, la journée de travail de huit heures a été réalisée depuis longtemps. La date du 1er mai a toutefois été maintenue comme étant chaque année le jour du lancement de nouveaux objectifs sociaux.

Le 1er mai 2010 sera placé sous le signe de la crise économique. Celle-ci continue de toucher journellement de nombreux travailleurs. Nous n’allons pas citer ici de noms d’entreprises en restructuration (la liste serait trop longue) où nos délégués et secrétaires sont en lutte pour la juguler ou du moins pour en atténuer les conséquences pour les travailleurs. Bien que quelques améliorations se dessinent dans le paysage économique, la plupart des observateurs ne prévoient pas d’amélioration sur le plan de l’emploi avant la fin de l’année prochaine. Une alternative économique s’impose dès lors de toute urgence, aussi pour ne avoir à revivre la même chose à long terme. Une économie durable à fortes interventions des pouvoirs publics, une réduction du pouvoir du secteur financier, la perspective du plein emploi, voilà le défi dans lequel nous voulons tous nous investir au maximum. Cette approche s’oppose totalement au capitalisme néolibéral qui a prouvé qu’il est condamné à échouer et n’offre pas d’avenir sûr. Les syndicats doivent prendre leur place légitime dans la mise en œuvre d’un avenir nouveau et c’est aussi ce qu’ils entendent faire. Voilà notre message pour ce 1er mai.

Voilà également le contexte de l’année de congrès qu’est 2010. En mai se tiendront les congrès des interrégionales (les ailes flamande, wallonne et bruxelloise de la FGTB), au début juin le congrès de la FGTB fédérale. Ces congrès doivent tracer les objectifs des prochaines années. Chacun à son niveau et par rapport à ses adversaires. Les congrès sont aussi l’occasion de comparer toutes sortes de visions et de débattre de toutes sortes de textes. Les congrès doivent conférer un visage clair à notre syndicat dans le paysage social, économique et politique de demain. Le congrès fédéral de la FGTB définira des pistes sur la forme que l’économie doit prendre en fonction d’un emploi de qualité pour tous et dans le respect de l’environnement, sur la façon de poursuivre le développement de la sécurité sociale et les moyens pour le faire. Le débat sur les pensions jouera en l’occurrence un rôle central. Il est clair pour nous que l’on ne peut toucher à l’âge de la pension ou de la prépension. Par ailleurs, le SETCa entend préciser que les aides publiques aux entreprises ne sont acceptables qu’à la condition de profiter à l’emploi. Une véritable politique de l’emploi doit offrir aussi de l’espace en faveur d’une réduction collective de la durée du travail avec maintien du salaire, de manière à permettre la création de réels emplois supplémentaires. Il est clair qu’une telle politique socio-économique à mener par les pouvoirs publics va requérir des moyens financiers supplémentaires. Il convient à cette occasion de s’attaquer aux grands revenus et aux grosses fortunes.

Le congrès statutaire du SETCa se tiendra plus tard au cours de cette année. Il peut être résumé en 3 mots-clés : la vision d’un avenir dans la dignité, l’action indispensable pour la mettre en œuvre avec, comme support de l’ensemble, la solidarité, notre valeur de base qui nous est si chère.

 

 

Nous souhaitons à tous nos membres un agréable 1er mai avec la certitude que les choses doivent et peuvent changer !