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17/02/2010 16:34 Imprimer

Harcèlement au travail

 

Etes-vous victime de harcèlement au travail ?

Le nombre de plaintes pour harcèlement au travail a augmenté de 9%  entre 2007 et 2008 selon le Service Externe pour la Prévention et la Protection au Travail IDEWE. Ces plaintes se rapportent à des cas de harcèlement moral (68%), de violence psychique (21%), d’harcèlement sexuel (10%) et de violence physique (3,5%).


Qu’est-ce que le harcèlement moral ?

La loi défi nit le harcèlement moral comme: «plusieurs conduites abusives similaires ou différentes, externes ou internes à l’entreprise ou l’institution, qui se produisent pendant un certain temps, qui ont pour objet ou pour effet de porter atteinte à la personnalité, la dignité ou l’intégrité physique ou psychique d’un travailleur ou d’une autre personne à laquelle le présent chapitre est d’application, lors de l’exécution de son travail, de mettre en péril son emploi ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant et qui se manifestent notamment par des paroles, des intimidations, des actes, des gestes ou des écrits unilatéraux. Ces conduites peuvent notamment être liées à la religion ou aux convictions, au handicap, à l’âge, à l’orientation sexuelle, au sexe, à la race ou à l’origine ethnique. »


Quel est le profil du harceleur et de la victime?

Le harcèlement peut trouver sa source dans le comportement de l’employeur mais également dans le comportement d’autres travailleurs. Souvent,  le harceleur occupe une place plus élevée dans la hiérarchie que sa victime, a une carrière plus longue, plus d’expérience, une qualification supérieure etc. Parfois il discrédite les autres travailleurs pour protéger sa position ou pour décharger ses frustrations.

La victime de harcèlement peut, à titre personnel,  introduire une action en justice. Cependant,  des organisations représentatives des travailleurs (privé et public) ainsi que certains établissements d’utilité publique et associations dotées de la personnalité juridique (le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme, l’Institut pour l’égalité des hommes et des femmes) peuvent introduire l’action en justice moyennant l’accord de la victime de harcèlement.