Allégez votre temps de travail !
Il existe différentes différentes façons d’interrompre sa carrière ou de réduire son régime de travail. L’une d’entre elles, le crédit-temps, vous offre la possibilité de décélérer dans votre activité professionnelle. Le crédit temps est un droit individuel qui vous permet d’interrompre votre carrière, de réduire vos prestations au cours de votre carrière professionnelle ou encore de lever le pied en douceur après 50 ans. L’avantage est que vous conservez la possibilité de retrouver un emploi par après dans votre régime de travail initial. Durant la période de crédit temps, vous bénéficiez d’allocations pour compenser la diminution de votre salaire.
Crédit temps, c’est quoi ?
Il existe trois grandes catégories de crédit temps:
- le crédit-temps proprement dit (à temps plein ou à mi-temps);
- la diminution du temps de travail de 1/5e;
- un régime spécifique pour la diminution du temps de travail de 1/5e temps ou à mi-temps à partir de 50 ans.
Il y a des limites dans l’utilisation du crédit temps ?
Oui, il existe certaines règles et exceptions en matière de crédit temps. Si vous travaillez dans une entreprise de moins de 11 travailleurs, vous devez obtenir l’accord de votre employeur.
- Seulement 5% du personnel en même temps a droit aux 3 formules de crédit temps (sauf dérogation sectorielle, d’entreprise ou via le règlement de travail)
- L’employeur peut décider de reporter de 6 mois le droit au crédit temps pour des raisons impératives internes ou externes.
- Il faut avoir travaillé un certain laps de temps au sein de l’entreprise (la durée dépend du type de crédit temps)
- Dans certains cas, le droit au crédit temps peut être modifié ou retiré temporairement
- Si une convention collective le prévoit, il est possible d’exclure certaines catégories de personnel pour l’application du crédit temps.
L’employeur peut-il refuser ma demande de crédit temps ?
Si votre entreprise compte moins de 11 travailleurs, il y a un risque. Dans les autres cas, si vous correspondez aux critères prévus, l’employeur ne peut a priori pas refuser. Il faut tout de même être attentif à certaines règles, qui prévoient une limitation dans l’utilisation du crédit-temps.