SETCa > Mes Droits > Crédit-temps

03/10/2017 18:09 Imprimer

Le crédit-temps

Une solution existe pour réduire ou suspendre vos prestations de travail pendant une période déterminée : le crédit-temps. Le crédit-temps existe déjà depuis 2001. Toutefois, en partant de leur « logique d’austérité », les gouvernements successifs n’ont pas manqué, ces dernières années, de vider sérieusement le crédit-temps de sa substance. Il en a résulté des conditions d’accès plus sévères voire, dans un certain nombre de cas, une restriction considérable du droit aux allocations et des conséquences sur les droits de sécurité sociale. Voici un aperçu des principales règles. Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à consulter notre Mémo « Le crédit-temps – Nouvelles mesures 2017 ».

 

Le crédit-temps, c’est quoi ?

Le crédit-temps est un droit individuel qui vous permet d’interrompre votre carrière ou de réduire vos prestations.

Il y a deux types de crédit-temps, à savoir le crédit-temps avec motif et le crédit-temps pour travailleurs âgés.

Chaque travailleur a droit à 51 mois de crédit-temps pour éduquer les enfants, prodiguer des soins palliatifs, assister des membres de la famille malades ou prendre soin d’un enfant malade ou handicapé. Pour la formation, vous avez droit à 36 mois. C’est ce que l’on appelle le crédit-temps avec motif.

Un travailleur de plus de 60 ans avec 25 ans de carrière (dans certains cas aussi les travailleurs de plus de 50 et 55 ans à certaines conditions) peut bénéficier jusqu’à la (pré)pension d’une réduction de carrière d’1/5 et/ou de l’interruption de la carrière à mi-temps.

Le crédit-temps « ordinaire » ou le crédit-temps sans motif a été supprimé.

Ce droit au crédit-temps vous garantit la possibilité de retrouver un emploi par après dans votre régime de travail initial.
Lorsque vous prenez votre droit au crédit-temps, vous ne recevez pas de salaire de l'employeur pour la période pendant laquelle vous ne fournissez pas de prestations ou les réduisez. En compensation de la perte de salaire, vous recevez une allocation d'interruption forfaitaire mensuelle de l'ONEm.