Un Expresso sous le signe des actions !
C’est la rentrée. Vous prendrez bien un Expresso ? Le Syndicat des employés, techniciens et cadres a toujours été à la pointe dans la défense des travailleurs. Cet automne, nous aurons encore l’occasion de le démontrer.
Les négociations interprofessionnelles et le débat sur la liaison des allocations sociales au bien-être arrivent. Une chance d’améliorer votre pouvoir d’achat et de faire jouer la solidarité. Pour découvrir nos revendications, situer leur contexte et se préparer aux actions prévues début octobre, Expresso vous apportera en quelques pages seulement les réponses à vos questions. Aperçu et détails pratiques pour commander notre publication gratuitement.
L’Expresso de rentrée détaille nos revendications. Impossible de les citer toutes ici. En voici tout de même un échantillon non-exhaustif, en trois catégories:
1. Des exigences pour le pouvoir d’achat à l’égard du gouvernement
Après les immenses manifestations pour le pouvoir d’achat de décembre 2007 (30.000 personnes) et de juin 2008 (100.000), qu’a fait le gouvernement ? Il a pris des mesurettes pour seulement 100 millions d’euros et est parti en vacances. Sans rencontrer nos attentes. Il est temps qu’il réponde aux difficultés quotidiennes des travailleurs:
- Réduction de la TVA sur le gaz et l’électricité de 21 à 6 %
- Déduction fiscale intégrale des frais de transports
- Une plus juste répartition de la pression fiscale et donc réduction d’impôts pour les faibles et moyens revenus.
2. Des exigences pour le pouvoir d’achat dans les négociations sur la liaison au bien-être
- Maintenir les allocations dans le temps pour tous les demandeurs d’emploi.
- Augmenter le plafond pour le calcul des allocations de chômage pour permettre aux demandeurs d’emploi d’avoir encore un revenu décent pendant leur période de recherche.
- Lier les pensions et autres allocations de remplacement (invalidité, accident de travail, maladie professionnelle) au bien-être pour que chacun puisse vivre au-dessus du niveau de pauvreté.
3. Des exigences pour le pouvoir d’achat dans le cadre des négociations interprofessionnelles
Plus que jamais, il est temps maintenant d’obtenir des résultats concrets qui répondent véritablement aux difficultés quotidiennes des travailleurs :
- Maintenir l’indexation automatique des salaires, une garantie pour faire face à l’augmentation des prix.
- Obtenir des avancées pour les travailleurs et les allocataires sociaux qui n’ont pas de rapport de force ou de représentation pour faire entendre leurs voix. Et donc augmenter le salaire minimum.
- Laisser aux secteurs et aux entreprises la liberté de négocier des augmentations au-delà des évolutions de salaires prévues dans les annales barémiques.
- Augmenter les salaires bruts. Parce que de cette façon là, les cotisations à l’ONSS augmentent également, ce qui est une nécessité pour contrer la menace de viabilité de notre sécurité sociale fédérale.
- Porter le double pécule de vacances à 100% du salaire brut (92% actuellement).
- Se rendre au travail ne doit rien coûter. Rembourser à 100% les frais de transports en commun.
- Concilier davantage vie privée et vie professionnelle par des formules de réduction collective du temps de travail liées à une autre organisation du travail (ex: 4 jours/semaine) et avec maintien du salaire et embauche compensatoire.
Que les choses soient claires : si nous nous rendons à la table des négociations, ce ne sera pas pour mettre le portefeuille des travailleurs sur la table. Le succès de nos actions jusqu’à présent le montre clairement : notre base est prête à passer à l’action !
Employé ou ouvrier ?
Alors que certains reparlent aujourd’hui de fusionner le statut d’employé et celui d’ouvrier, le SETCa est clair: une harmonisation, oui, mais vers le haut et par la concertation sociale! Dans cette nouvelle édition d’Expresso, nous comparons les statuts et expliquons aux employés ce qu’ils auraient à perdre si les conditions les moins favorables leurs étaient systématiquement imposées.
Saviez-vous par exemple qu’en dessous de 20 ans d’ancienneté, un ouvrier est licenciable en seulement 28 jours ? Qu’en cas de manque de commandes, un ouvrier subit le chômage économique ? Nos replaçons également cette question dans le cadre plus large du débat sur la flexicurité et l’élargissement des possibilités de recours au travail intérimaire (voir le supplément Interim Times au centre de ce journal).
Expresso est gratuit. Votre délégué ou votre section régionale vous le remettra avec plaisir. Il suffit de le lui demander. Vous pouvez aussi le télécharger ici ou consulter toutes les coordonnées de nos sections.
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